Russie et iran : neutralité ou soutien indirect ?
les regards se tournent vers la Russie Alors que les combats intenses entre l’Iran et Israël se poursuivent pour le sixième jour . En effet, Moscou a lancé un avertissement ferme aux États-Unis contre toute aide militaire à Israël. Cela relance le débat : la Russie s’engagera-t-elle directement aux côtés de l’Iran ?
Avertissements russes : pression politique ou menace réelle ?
Mercredi, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a mis en garde Washington. Il a déclaré que même « penser » à soutenir Israël militairement déstabiliserait le Moyen-Orient. Cependant, selon le politologue américain Mehdi Al-Afifi, cet avertissement relève plus de la pression diplomatique que d’une intention réelle d’engagement. En effet, Moscou n’a ni la volonté ni la capacité d’ouvrir un second front en pleine guerre contre l’Ukraine.
Un soutien logistique mais pas militaire
Il est clair que la Russie appuie déjà l’Iran en fournissant des armes et un soutien technique. Toutefois, cette aide reste indirecte. Selon Al-Afifi, Moscou pourrait autoriser l’utilisation de ses bases par l’Iran, mais sans engagement militaire direct. D’ailleurs, les avertissements russes ont peu d’impact sur les stratégies américaines.
Intérêts économiques et stratégiques entre la Russie et Iran
La guerre a aussi mis en lumière les craintes de Moscou. En perdant un allié stratégique comme l’Iran, la Russie pourrait subir un isolement accru. D’autant plus qu’elle a déjà perdu son influence sur la Syrie. Certains analystes russes pensent pourtant que le conflit pourrait bénéficier à Moscou : hausse du pétrole, moindre attention à l’Ukraine.
Une alliance énergétique, pas militaire
En janvier dernier, les présidents Poutine et Pezeshkian ont signé un accord stratégique de 20 ans. Ce partenariat se concentre sur l’énergie, les infrastructures et l’économie. Il n’inclut pas de clause d’assistance militaire. Pendant la guerre en Ukraine, l’Iran a livré plus de 400 missiles balistiques à la Russie. Cependant, cette coopération ne signifie pas que Moscou interviendra pour défendre militairement Téhéran.
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