La Fashion Week de Milan dans son édition printemps-été 2026 a su allier les contrastes et regorger de surprises. Mettant en avant la mode italienne à travers des temps forts à la fois modernes et empreints de tradition.
Cet événement, qui se déroule du 23 au 29 septembre, propose un programme riche comprenant plus de cinquante défilés en présentiel. En plus de présentations numériques et d’événements liés à l’univers de la mode. Trois moments phares ont particulièrement retenu l’attention.
Les débuts de Demna Gvasalia chez Gucci
La maison Gucci a constitué l’événement majeur de la semaine. Tous les regards étaient tournés vers le premier défilé présenté par le créateur géorgien Demna Gvasalia depuis sa prise de fonction à la direction artistique. Pour cette occasion, il a choisi de s’éloigner du format classique des défilés. Et a dévoilé sa nouvelle collection sous forme d’un guide illustré composé de 37 silhouettes intitulées La Famiglia, accompagné d’un court-métrage intitulé The Tiger. La projection a eu lieu en présence de nombreuses célébrités et amis de la maison. Vêtus de créations signées Gucci, donnant l’impression d’un défilé en direct.
Gvasalia a ainsi réussi à conjuguer éclat et esprit rebelle. Donnant à l’événement une portée culturelle allant au-delà du cercle traditionnel des passionnés de mode.
La chasse au trésor de Diesel
De son côté, Glenn Martens, directeur artistique de Diesel, a totalement bousculé les codes en transformant son défilé en une chasse collective intitulée Diesel Egg Hunt.
À travers Milan, 34 vitrines en forme d’œufs de verre accueillaient 55 mannequins, chacun muni d’un QR code permettant aux participants de remporter des silhouettes complètes, des pièces en denim ou encore divers accessoires.
La nouvelle collection Diesel s’est distinguée par de nombreuses robes aux coupes amples. Ainsi que par des manteaux et vestes ornés de détails modernes réalisés dans des tissus mêlant textures et couleurs.
Le dernier hommage à Giorgio Armani
Le troisième jour a été marqué par le défilé d’Emporio Armani, qui a revêtu une dimension particulière puisqu’il s’agissait de la dernière collection imaginée par Giorgio Armani avant sa disparition récente à l’âge de 91 ans.
L’esprit jeune et contemporain de la marque s’est exprimé à travers des silhouettes aux tons monochromes dominés par le gris, le bleu, le beige, le marine et le noir. Les créations semblaient empreintes de souvenirs. Inspirées de l’émotion du retour d’un voyage et des impressions laissées par des contrées lointaines.
Plus de 80 silhouettes ont été présentées, imprégnées de la passion d’Armani pour l’artisanat mondial. Sa collection finale a porté la signature de sa « vision de maestro » : une mode alliant élégance, confort et raffinement. Sans jamais sacrifier aucun de ces éléments, scellant ainsi l’héritage de son succès intemporel.
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