Santé

Les enfants de parents atteints de troubles mentaux risquent

Une étude récente menée par l’Institut Karolinska en Suède a révélé que les enfants nés de parents souffrant de troubles mentaux présentent un risque de décès prématuré supérieur à deux fois celui des enfants de parents en bonne santé mentale. En outre ,ces résultats soulignent l’impact profond de la santé psychologique parentale sur la longévité des générations futures.

Les troubles mentaux : Une étude à grande échelle sur plusieurs décennies

Selon le site Medical Xpress, l’étude a suivi près de 3,5 millions de naissances survenues entre 1973 et 2014 en Suède, avec un suivi prolongé jusqu’en 2023. Aussi ,il s’agit de l’une des analyses les plus complètes jamais réalisées sur le lien entre troubles mentaux parentaux et mortalité à long terme. L’âge des participants variait entre 9 et 51 ans à la fin de la période d’observation.

Les troubles mentaux : Des taux de mortalité doublés

Publiée dans la revue JAMA Psychiatry, l’étude a mis en évidence une différence nette : 7,93 décès pour 10 000 personnes par an parmi les enfants de parents malades, contre 3,55 décès chez ceux dont les parents étaient indemnes de troubles mentaux. Le risque global de décès multiplié par 2,13, tandis que les décès de causes non naturelles étaient multipliés par 2,45.

Types de troubles mentaux concernés

Les chercheurs ont inclus plusieurs diagnostics parentaux : troubles liés à la consommation de substances, psychoses, troubles de l’humeur, anxiété, troubles du comportement alimentaire, troubles de la personnalité et déficience intellectuelle. Le risque variait de 1,58 pour les troubles alimentaires à 2,22 pour la déficience intellectuelle.

Risque maximal quand les deux parents touchés

Lorsque les deux parents présentaient des troubles mentaux, le risque de décès augmentait jusqu’à 3,35 fois pour toutes causes confondues et jusqu’à 4,24 fois pour les décès non naturels. Ce danger atteignait un pic lorsque les troubles étaient diagnostiqués durant les deux premières années de vie de l’enfant, avec une hausse du risque à 4,92 fois.

Appel à l’action et soutien préventif

Les chercheurs ont averti que ce risque reste élevé de l’enfance jusqu’à l’âge adulte, avec un maximum observé pendant la jeunesse. Ils recommandent d’intensifier le soutien aux familles concernées et de renforcer les interventions préventives afin de réduire la mortalité liée à ces facteurs psychologiques parentaux.

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