Les îles Farasan : première réserve marine saoudienner
Le Centre national pour le développement de la vie sauvage a annoncé l’inscription de la réserve des îles Farasan sur la liste de la Convention de Ramsar relative aux zones humides d’importance internationale. Ainsi, les îles Farasan deviennent officiellement la première réserve marine d’Arabie saoudite inscrite dans ce registre mondial.
Cette réalisation marque une étape majeure dans la protection des écosystèmes naturels, et reflète la détermination du Royaume à préserver ses richesses environnementales, à protéger ses habitats naturels et à renforcer sa biodiversité, en cohérence avec les objectifs de Vision 2030 et l’initiative Saudi Green.
Les îles Farasan : Un tournant stratégique pour les zones humides
L’inscription intervient un an seulement après l’adhésion du Royaume à la Convention de Ramsar en 2024, portée par le Centre national pour le développement de la vie sauvage. Elle constitue, en outre, une confirmation de l’engagement de l’Arabie saoudite dans la restauration des habitats sensibles, ainsi que dans les efforts internationaux visant à sauvegarder les écosystèmes côtiers et terrestres.
Selon le Directeur général du Centre, le Dr Mohammed Ali Qurban, cette étape représente un jalon stratégique dans la trajectoire environnementale du Royaume, puisqu’elle démontre l’avancée institutionnelle dans la protection des zones humides, la conservation des oiseaux migrateurs et le respect des normes environnementales mondiales. Par ailleurs, il souligne que l’Arabie saoudite accorde une importance croissante à l’impact économique et social du secteur environnemental et au développement de partenariats à l’échelle nationale, régionale et internationale afin d’atteindre les objectifs du développement durable.
Une richesse écologique exceptionnelle et un rôle central dans les migrations aviaires
Les îles Farasan constituent l’un des sanctuaires naturels les plus remarquables de la mer Rouge. Elles abritent une biodiversité exceptionnelle comprenant des récifs coralliens, des forêts de mangroves et des estuaires. La réserve représente également un refuge vital pour plusieurs espèces rares et menacées, en plus d’être une étape essentielle pour les routes migratoires des oiseaux aquatiques à travers les continents.
De plus, le Centre met en œuvre une stratégie nationale de recensement et d’évaluation des zones humides, ayant permis l’identification de plus de 607 sites, dont 244 localisés à l’intérieur de réserves naturelles. Ces efforts incluent également des projets ambitieux de restauration écologique et des campagnes de sensibilisation destinées à promouvoir l’importance des zones humides.
Un cheminement international confirmé et un avenir en expansion
Cette inscription s’ajoute à la reconnaissance mondiale de la réserve, qui avait déjà été enregistrée en 2021 au sein du programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) de l’UNESCO, une première pour une réserve saoudienne.
Par ailleurs, le Royaume poursuit l’élargissement de la protection de ses écosystèmes, puisque de nouveaux sites écologiques sont déjà en cours de candidature pour rejoindre la liste Ramsar. Cette dynamique témoigne de la volonté du pays de consolider les principes de durabilité environnementale et de préserver ses ressources naturelles pour les générations futures.
À l’échelle mondiale, les zones humides jouent un rôle décisif. Elles abritent près de 40 % des espèces animales et végétales, stockent 30 % du carbone mondial, et représentent une source primordiale d’eau, d’aliments, d’énergie et de médicaments. Elles contribuent également à la stabilité climatique, à la protection des communautés côtières contre les tempêtes, et à l’essor de l’écotourisme.
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