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Ahmed Farouk revient sur ses souvenirs en tant qu’ambassadeur d’Égypte en Arabie saoudite

Lors du « Dialogue sur la sécurité et l’histoire 2026 », l’ancien ambassadeur d’Égypte en Arabie saoudite, Ahmed Farouk, revient sur son expérience diplomatique à Riyad. Il a notamment raconté une histoire personnelle liée à sa grand-mère, dont le vœu formulé durant son enfance est devenu réalité plus de cinq décennies plus tard.

Un vœu d’enfance

Dans les années 1960, Ahmed Farouk regardait avec sa grand-mère à la télévision la visite d’un responsable saoudien au Caire. Curieux, il l’avait interrogée sur les Saoudiens et leurs vêtements. Sa grand-mère lui avait alors décrit les Saoudiens comme les « fils des plus généreux » et l’Arabie saoudite comme une « terre de bonté et de sécurité ».

Elle souhaitait également qu’il puisse un jour se rendre dans le Royaume. Le 10 mai 2019, lorsqu’il a été nommé ambassadeur de la République arabe d’Égypte auprès de l’Arabie saoudite, ce souvenir lui est immédiatement revenu à l’esprit.

Une image ancrée en Égypte

Dans son intervention intitulée « Le Royaume à travers les yeux d’un témoin : une expérience personnelle de plusieurs années de travail diplomatique », Farouk a expliqué que cette histoire familiale reflétait également l’image de l’Arabie saoudite dans l’imaginaire de nombreux Égyptiens.

Il a souligné que le Royaume est associé à la bonté, à la sécurité et à la terre des Deux Saintes Mosquées. Son expérience à Riyad lui a permis de découvrir directement la société saoudienne et les transformations profondes qu’elle connaît.

Des liens historiques

L’ancien ambassadeur a insisté sur la profondeur des relations entre l’Égypte et l’Arabie saoudite, qui dépassent les relations diplomatiques traditionnelles. Ces liens reposent sur des dimensions religieuses, humaines, sociales et culturelles, ainsi que sur une histoire commune.

Il a rappelé plusieurs étapes majeures, notamment le traité d’amitié de 1926 et la visite du roi Abdelaziz Al Saoud en Égypte en 1945. Les deux pays ont également conclu plus de 150 traités, accords et mémorandums d’entente dans différents secteurs.

La solidité de cette relation s’est également manifestée lors des crises, notamment à travers le soutien saoudien à l’Égypte pendant l’agression tripartite de 1956 et la guerre d’Octobre 1973, ainsi que la suspension des exportations de pétrole en soutien à l’Égypte.

Sécurité et développement

Revenant sur ses années comme ambassadeur, de 2019 à 2025, Farouk a souligné l’importance de la sécurité et de la stabilité pour le développement et la prospérité. Il a estimé que ces deux facteurs sont étroitement liés à la sécurité des citoyens et des résidents, à l’État de droit et à la justice.

Il a également évoqué les transformations menées dans le cadre de la Vision 2030, soulignant le lien entre stabilité et capacité à réaliser des projets de développement et de modernisation.

Le « grand trésor »

À la fin de sa mission, Farouk a conservé de nombreux dossiers, rapports et souvenirs professionnels. Mais son « grand trésor » reste, selon lui, les relations humaines, les amitiés et les moments vécus au Royaume.

Il a estimé que les relations entre l’Égypte et l’Arabie saoudite ont été construites non seulement par les institutions, mais aussi par les peuples des deux pays au fil des générations. Il a ainsi appelé à transmettre cette histoire aux nouvelles générations.

Un dialogue autour de l’histoire et de la sécurité

Organisé par le ministère saoudien de l’Intérieur à Riyad du 6 au 8 septembre, le « Dialogue sur la sécurité et l’histoire 2026 » réunit des responsables, experts, chercheurs, universitaires et spécialistes autour des questions liées à l’histoire, à la sécurité et au développement.

L’événement rassemble plus de 160 intervenants et participants, plus de 30 institutions gouvernementales, universitaires et scientifiques, ainsi que plus de 50 sessions et rencontres interactives.

La participation égyptienne, notamment celle d’Ahmed Farouk et du membre du Sénat égyptien Yasser Abdelaziz, illustre l’importance du dialogue arabe dans les échanges consacrés à l’histoire, à la sécurité, au développement et aux relations entre les peuples.

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