Les 3 mythes les plus répandus sur la mauvaise haleine
Mythes courants sur la mauvaise haleine
Dans un rapport publié par la BBC, la journaliste scientifique Claudia Hammond démonte trois mythes courants sur la mauvaise haleine, révélant la différence entre illusion et réalité scientifique. Elle souligne que « la mauvaise haleine est fréquente et entourée de certaines idées reçues ou croyances éloignées des faits ».
Pouvez-vous vraiment sentir votre propre haleine ?
Parmi les idées reçues : croire que respirer dans sa main permet de détecter la mauvaise haleine. Hammond explique que cette méthode est imprécise, car elle n’expulse pas l’air de l’arrière de la bouche de la même manière que lorsque l’on parle. Cela empêche donc de sentir les gaz provenant de l’arrière de la langue, principale source d’odeur.
Les médecins utilisent trois méthodes :
- Sentir l’haleine du patient à une distance de 5 cm.
- Examiner le contenu d’une cuillère grattée au fond de la langue.
- Utiliser du fil dentaire passé entre les dents du fond, ou recueillir de la salive dans un récipient chauffé à 37 °C pendant cinq minutes.
Il existe aussi de petits appareils qui détectent certains gaz, mais ils restent limités, tout comme la méthode de « séparation des gaz par couleurs » qui mesure le soufre mais nécessite un équipement spécialisé, rarement disponible en cabinet.
Fait surprenant : tous ceux qui craignent d’avoir une mauvaise haleine ne sont pas réellement concernés. Une étude a estimé que seulement 27 % des personnes qui s’éloignent d’autrui le font réellement à cause de l’odeur.
La mauvaise haleine, signe d’une maladie grave ?
Autre mythe : croire que la mauvaise haleine est toujours le signe d’une maladie sérieuse. Hammond précise que la plupart des odeurs proviennent des composés soufrés volatils, tels que le sulfure d’hydrogène (odeur d’œuf pourri) ou l’éthyl-méthyl (odeur de chou avarié), issus de l’interaction des aliments avec les bactéries au fond de la langue.
Elle peut être temporaire à cause de l’ail, l’oignon, le café ou le tabac. Dans 75 % des cas, elle est liée à des problèmes dentaires comme l’inflammation des gencives ou une infection de la gorge. Rarement, elle provient de troubles de l’oreille, du nez, des reins, des poumons ou de l’intestin — et, en général, l’odeur n’est pas le seul symptôme.
Bain de bouche : solution miracle ou illusion ?
Troisième croyance : le bain de bouche élimine définitivement la mauvaise haleine. La menthe ou le clou de girofle aident à masquer temporairement l’odeur, et certains bains contiennent des agents antiseptiques qui détruisent les bactéries.
Cependant, le débat persiste autour de l’alcool, qui peut assécher la bouche et aggraver le problème. Hammond recommande de boire beaucoup d’eau pour nettoyer la bouche et éviter la sécheresse, se brosser les dents et utiliser du fil dentaire régulièrement, éviter le tabac, suivre un régime équilibré et consulter un dentiste pour détecter d’éventuels problèmes de gencives.
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