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L’Arabie Saoudite enregistre une avancée sans précédent dans l’exploration minière

Le Royaume consolide son leadership en tant que destination mondiale du secteur minier

Au cours des quatre dernières années, le Royaume a réalisé un bond qualitatif inédit dans l’exploration minière, le plaçant parmi les États à la croissance la plus rapide dans ce domaine au niveau mondial. Cette réussite contribue à consolider sa position de centre mondial émergent des minerais, dans le cadre de la réalisation des objectifs de la Vision 2030. Le secteur minier devient ainsi la troisième fondation de l’économie et de l’industrie nationale, grâce à la mise en place d’un écosystème minier intégré visant à stimuler l’investissement, la durabilité et à soutenir les chaînes de valeur industrielle à travers tout le royaume.

Une hausse spectaculaire des investissements

Le rapport sur l’exploration minière publié par le Ministry of Industry and Mineral Resources révèle que les dépenses dédiées à l’exploration ont été multipliées par plus de cinq entre 2020 et 2024, pour atteindre environ 1,05 milliard de riyals, un niveau record. Cette hausse est tirée par :

  • une augmentation de 397 % des investissements privés, à hauteur de 770 millions de riyals en 2024, contre 155 millions en 2020 ;
  • un montant public qui a été multiplié par 16, passant de 11 millions en 2020 à 180 millions en 2024.
    Cette dynamique traduit un changement de structure du secteur, le privé devenant le moteur principal de l’exploration, dans un environnement réglementaire incitatif et soutenu par des initiatives gouvernementales en faveur d’un investissement minier durable.

Une efficacité accrue de l’exploration

Les dépenses d’exploration par kilomètre carré sont passées de 105 riyals en 2020 à 539 riyals en 2024, permettant au Royaume de passer du rang 20 à la 12ᵉ place mondiale sur cet indicateur, avec un taux de croissance annualisé avoisinant 50 % sur quatre ans.
Par ailleurs, plus de 70 % des investissements ont été dirigés vers des zones nouvellement ouvertes à l’exploration, sans activité minière ou métallogénique antérieure, soit la proportion la plus élevée parmi les 21 pays comparés. Cette stratégie traduit l’engagement du royaume à élargir sa base de ressources et à explorer de nouveaux territoires prometteurs.

Une explosion des acteurs du secteur

Le nombre d’entreprises actives dans l’exploration est passé de 6 en 2020 à 226 en 2024, soit une multiplication par plus de 36. Le nombre de licences actives, quant à lui, a atteint 841 début 2025 contre 500 en 2020, soit une croissance d’environ 68 %.
La superficie totale sous exploration est restée relativement stable, passant de 38 000 km² en 2020 à 42 000 km² en 2025 — ce qui révèle une orientation vers un approfondissement des études techniques sur les zones existantes, plutôt qu’un simple élargissement géographique, soulignant ainsi une montée en maturité du secteur.

Engagement international renforcé

Depuis le lancement de huit rondes de licences à partir de 2022, les engagements des entreprises d’exploration ont dépassé 1,2 milliard de riyals, avec un accroissement notable du nombre de sites proposés (jusqu’à 29 lors de la 9ᵉ ronde en 2025).
Le secteur a attiré une proportion élevée d’investisseurs étrangers : environ 66 % des acteurs du secteur sont des entreprises ou alliances internationales, contre 34 % de locaux, témoignage de la confiance internationale renouvelée dans l’environnement d’investissement saoudien. Les pays impliqués incluent notamment : le Canada, l’Australie, le Royaume-Uni, la Chine, l’Inde et l’Indonésie.

Diversification des dépenses et orientation vers la qualité

L’activité de forage a connu une forte croissance : de 152 millions de riyals en 2023 à 230 millions en 2024. Les dépenses en analyses de laboratoire sont passées de 21 millions en 2023 à 81 millions en 2024 (soit près de 4 fois plus). D’autres coûts couvraient : études techniques, levés géologiques/cartographiques, opérations, engagements liés à l’environnement (ESG).
Ce panorama traduit la diversification des activités de la part du privé et son rôle accru dans le développement de l’exploration géologique du Royaume.

Une gouvernance coordonnée pour structurer l’exploration

La matrice de financement de l’exploration s’appuie sur une collaboration entre État et privé, sous la conduite de la Saudi Geological Survey, qui met en œuvre un programme géologique régional (RGP) et un programme d’exploration accélérée (AEP) afin de recenser les potentiels miniers et accélérer la collecte et l’analyse des données.
Le dispositif intègre également l’exploration « near-mine » (à proximité des mines), allant des études préliminaires aux études de faisabilité, visant à élever l’efficacité des mines existantes et à étendre les ressources, ce qui illustre un véritable partenariat public-privé international pour positionner le Royaume comme un centre mondial de l’exploration et de l’extraction.

Une maturité croissante vers les projets avancés

Les projets dits Brownfield (zones déjà identifiées) ont reçu la plus grande part des dépenses d’exploration (349 millions de riyals), reflétant un focus sur le développement de zones connues et la réduction des risques géologiques.
Bien que les projets Greenfield (première exploration) aient représenté la majorité des dépenses entre 2020 et 2024, leur part est passée de 19 % en 2023 à 33 % en 2024, démontrant une évolution vers des stades plus avancés et durables d’exploration.

Une ressource riche et prometteuse

Géologiquement, le Royaume dispose de 933 sites d’exploration en diverses phases : 691 pour l’or et les métaux associés, 242 pour les métaux de base comme le zinc et le cuivre.
Les estimations initiales situent les potentiels miniers à environ 67 millions d’onces d’or, 3,87 millions de tonnes de cuivre et 5,24 millions de tonnes de zinc. Les réserves identifiées atteignent environ 12 millions d’onces d’or, 60 000 tonnes de cuivre et 33 000 tonnes de zinc. Ce gisement atteste du dynamisme du secteur et de la capacité du Royaume à jouer un rôle clé dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment dans les domaines de l’énergie propre et de l’industrie de transformation.

Un engagement stratégique et régulé

L’honorable ingénieur Khalid Al-Madifeer, vice-ministre de l’Industrie et des Ressources minérales pour le secteur minier, a déclaré :

« Ce que nous observons aujourd’hui est une transformation qualitative sans précédent du système d’exploration minière du Royaume, fruit d’un cadre législatif et réglementaire pionnier, de programmes nationaux intensifs et de partenariats internationaux fondés sur la transparence et la durabilité. »
Il a ajouté :
« Le Royaume figure désormais parmi les pays les plus attractifs pour l’investissement minier, non seulement par l’étendue de ses ressources, mais surtout par sa capacité à les gérer avec efficacité et fiabilité. Nous avançons à grands pas vers la Vision 2030, où le secteur minier devient la troisième colonne de l’économie nationale, moteur principal de la croissance industrielle et du développement durable. »

Perspectives et confiance internationale

Les investisseurs nationaux et étrangers. La prochaine phase se concentrera sur le lancement de nouvelles initiatives visant à approfondir les connaissances géologiques nationales et à accélérer la transition de la découverte à la production, renforçant ainsi la position du Royaume en tant que fournisseur mondial fiable de minerais et soutenant l’économie nationale pour les décennies à venir.

Progrès remarquable selon le rapport du Fraser Institute

Selon le Fraser Institute (Canada) dans son rapport de 2024, l’Arabie saoudite est passée de la 104ᵉ à la 23ᵉ place mondiale en matière d’attractivité pour l’investissement dans le secteur minier au cours de la dernière décennie, surpassant de nombreuses destinations majeures en Asie et en Amérique latine.

Un environnement d’investissement compétitif et une confiance croissante

Le rapport souligne également que le Royaume a enregistré la plus forte progression mondiale dans l’évolution de l’environnement d’investissement entre 2018 et 2023, occupant la 2ᵉ place mondiale pour l’octroi des permis miniers et figurant parmi les 10 premiers pays pour les politiques financières liées à l’exploitation minière.
Ses avancées en matière de cadre législatif le placent désormais parmi les pays les mieux dotés dans ce domaine, témoignant de la confiance internationale croissante envers l’environnement d’investissement saoudien et confirmant l’ascension du Royaume comme acteur majeur du secteur minier mondial.

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