La mystérieuse cité antique de Khaybar révélée par la science
Au nord-ouest de saoudite, une découverte archéologique exceptionnelle éclaire les origines urbaines de la péninsule dans l’oasis de Khaybar, les chercheurs ont mis au jour la cité de Al-Natâh, une ancienne implantation humaine estimée à près de 4 000 ans. En outre, ce site révèle une civilisation organisée, sédentaire et technologiquement avancée.
Une oasis entre montagnes et histoire
Située au cœur d’un paysage volcanique spectaculaire, la cité de Al-Natâh aurait abrité environ 500 habitants vers 2400 av. J.-C. Son emplacement stratégique entre les montagnes basaltiques et les terres fertiles de Khaybar montre un choix ingénieux d’adaptation à l’environnement. De plus, les fouilles ont révélé des maisons de pierre à plusieurs étages, témoignant d’un savoir-faire architectural remarquable. Contrairement à l’image nomade souvent associée aux anciens Arabes, ce site confirme l’existence de sociétés stables et urbanisées dans la région.
Une technologie moderne au service du passé
Pour percer les secrets du site, les archéologues saoudo-français ont eu recours aux technologies de télédétection. En effet, les couches épaisses de roche basaltique rendaient le repérage au sol presque impossible. Grâce à des drones équipés de caméras à très haute résolution, l’équipe a pu cartographier la zone avec une précision impressionnante. Par ailleurs, les images aériennes ont révélé les fondations des bâtiments, les rues, et un mur monumental long de plus de 14 kilomètres. Ces données ont permis de planifier des fouilles ciblées et d’interpréter la structure urbaine de manière rigoureuse.
Témoins d’une civilisation oubliée
Les fouilles ont livré des objets fascinants : armes en métal, bijoux en agate et poteries raffinées. Ces découvertes suggèrent une communauté à la fois guerrière et artistique. En outre, le site d’Al-Natâh fait partie du projet archéologique de Khaybar, lancé en 2020, qui a déjà recensé près de 20 000 structures anciennes. Ces recherches s’inscrivent dans une dynamique plus large visant à réécrire l’histoire du peuplement de la péninsule arabique et à comprendre son rôle dans les routes commerciales reliant le Levant et le Yémen.
Ainsi, la redécouverte d’Al-Natâh ne se limite pas à un vestige du passé : elle symbolise la richesse historique de Khaybar et la montée en puissance de l’archéologie saoudienne sur la scène mondiale.
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