La France exige l’inclusion du Liban dans le cessez-le-feu Iran-États-Unis
La diplomatie française appelle à intégrer le Liban dans le cessez-le-feu et toute trêve entre Téhéran et Washington. Ainsi, elle soutient les mesures libanaises contre les armes hors contrôle et blâme le Hezbollah pour avoir entraîné le pays dans un conflit qui ne lui appartient pas.
Une trêve de deux semaines sous conditions strictes
Le ministère français des Affaires étrangères insiste : toute hé tregua temporaire de 14 jours entre l’Iran et les États-Unis doit englober le Liban. Par conséquent, des négociations diplomatiques en Pakistan visent un accord global pour mettre fin aux hostilités. Pascal Konan Freff, porte-parole de la diplomatie française, l’affirme lors d’un entretien avec Al-Arabiya et Al-Hadath : « Le Liban doit être partie prenante de ce cessez-le-feu ».
Soutien ferme aux décisions libanaises
Paris applaudit la décision courageuse du gouvernement libanais de confiner les armes illégales à Beyrouth. Ainsi, cette mesure ouvre une fenêtre rare pour résoudre des différends vieux de décennies. De plus, la France renouvelle son appui au dialogue régional libanais, incluant implicitement Israël, pour apaiser les tensions.
Le Hezbollah visé par les critiques françaises
Pascal Konan Freff pointe du doigt le Hezbollah comme principal responsable d’avoir plongé le Liban dans une guerre étrangère. En revanche, il qualifie les frappes israéliennes de « disproportionnées et inacceptables », appelant à une désescalade mesurée. Cette position reflète l’équilibre diplomatique français dans la région.
Contexte : escalade depuis mars 2026
Le conflit s’est enflammé le 2 mars 2026, quand le Hezbollah a ouvert un front libanais contre des colonies du nord d’Israël, en soutien à l’Iran face aux États-Unis. Israël a riposté par des raids massifs sur Beyrouth, ses faubourgs sud, la Bekaa et le sud Liban. Mercredi dernier, une journée sanglante a fait environ 300 morts selon les rapports, accentuant les craintes d’embrasement régional.
Pressions américaines pour la désescalade
L’ambassadeur américain à Beyrouth, Michel Issa, a convaincu l’équipe de Donald Trump d’intégrer le Liban aux calculs stratégiques. Trump exhorte déjà Netanyahou à réduire les frappes. Ainsi, Washington accueillera la semaine prochaine une rencontre préliminaire israélo-libanaise pour discuter cessez-le-feu et questions sécuritaires.
En conclusion, la France joue les médiateurs en plaidant l’inclusion libanaise dans la trêve Iran-USA. Ainsi, elle équilibre critique du Hezbollah et condamnation des excès israéliens, espérant un dialogue régional décisif.
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