De l’architecture d’AlUla au cinéma : Riyad et Paris renforcent leur coopération culturelle
La coopération culturelle entre l’Arabie saoudite et la France s’étend désormais à un large éventail de secteurs : patrimoine, musées, cinéma, musique, arts visuels, mode, bibliothèques, théâtre et formation.
Les relations culturelles entre les deux pays remontent à 1926, mais elles connaissent une nouvelle dynamique depuis le lancement de la Vision 2030, qui ouvre de nombreuses possibilités de coopération dans la culture, le tourisme, le divertissement et la préservation du patrimoine.
Des projets institutionnels durables
Le partenariat entre Riyad et Paris ne se limite plus à l’organisation d’expositions ou à l’échange d’experts.
Les deux pays développent désormais des programmes exécutifs associés à des projets précis. Ils concernent notamment :
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La gestion des sites historiques.
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La recherche archéologique.
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La conservation des objets et des bâtiments.
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Le développement des musées.
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La production cinématographique.
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La formation professionnelle.
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Les échanges entre artistes et institutions.
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Le développement des industries culturelles et créatives.
Cette évolution traduit la volonté de construire des partenariats durables, capables de renforcer les compétences et de produire des résultats à long terme.
Un nouveau programme avec le Grand Palais
Une nouvelle étape a été franchie avec la signature d’un programme exécutif entre le ministère saoudien de la Culture et la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, représentée par le ministère français de la Culture.
L’accord a été signé par le prince Badr ben Abdallah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, et Rachida Dati, ministre française de la Culture, lors d’une rencontre au château de Versailles.
Les discussions ont porté sur plusieurs domaines :
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La musique.
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Le cinéma.
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Le patrimoine.
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Les musées.
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La mode.
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Les bibliothèques.
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Le théâtre.
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Les arts de la scène.
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Les arts visuels.
Les deux ministres ont également examiné les possibilités de développer des projets communs entre les institutions culturelles saoudiennes et françaises.
Développer la formation dans le cinéma
La coopération entre la Commission saoudienne du cinéma et le Centre national du cinéma et de l’image animée, le CNC, occupe une place importante dans ce partenariat.
Le programme exécutif conclu entre les deux institutions vise à développer les méthodes d’enseignement liées à la production cinématographique.
Il prévoit notamment l’échange d’expertise, le développement des compétences professionnelles et l’amélioration des programmes de formation destinés aux futurs techniciens, réalisateurs et professionnels du secteur.
Cette coopération accompagne l’essor rapide de l’industrie cinématographique saoudienne et l’augmentation du nombre de productions locales.
Une étape majeure en décembre 2024
La visite d’État d’Emmanuel Macron en Arabie saoudite, en décembre 2024, a constitué une étape importante dans la structuration du partenariat culturel.
À cette occasion, les deux pays ont conclu plusieurs programmes exécutifs destinés à transformer les échanges institutionnels en projets concrets.
Lors de la visite du président français au quartier historique d’At-Turaif, à Diriyah, neuf programmes ont été signés entre des institutions saoudiennes et françaises.
Ils couvraient notamment la gestion des sites patrimoniaux, l’archéologie, les musées, la photographie et la formation des professionnels.
Trois programmes pour le patrimoine
La Commission saoudienne du patrimoine a conclu trois programmes avec des institutions françaises spécialisées.
Le premier associe la Commission au Centre des monuments nationaux français. Il porte sur l’amélioration de l’expérience des visiteurs, l’évaluation des sites archéologiques et patrimoniaux ainsi que l’échange de connaissances sur la surveillance et la protection des lieux historiques.
Le deuxième programme a été signé avec l’OPPIC, l’organisme français chargé de projets et d’actifs culturels et patrimoniaux.
Il prévoit un programme de développement des compétences, un accompagnement technique et la mobilisation d’experts, notamment dans les domaines de l’architecture, de la restauration artisanale et de la conservation artistique.
La coopération comprend également la formation des artisans, des restaurateurs et des spécialistes intervenant sur les bâtiments historiques.
Le troisième accord associe la Commission saoudienne à l’Institut national de recherches archéologiques préventives, l’INRAP.
Il concerne l’évaluation des sites archéologiques et la diffusion de travaux scientifiques liés aux fouilles et aux recherches de terrain.
Des musées aux arts contemporains
La coopération muséale s’est également renforcée.
La Commission saoudienne des musées a signé un programme avec le Centre Pompidou. L’accord prévoit notamment le prêt d’œuvres modernes et contemporaines, la conception commune d’expositions et l’organisation de programmes publics et culturels.
Les deux parties souhaitent aussi développer les échanges de chercheurs, les publications, les catalogues d’exposition, les archives et les contenus numériques.
Cette coopération peut contribuer à renforcer les compétences saoudiennes dans la conservation, la programmation culturelle et la médiation auprès du public.
AlUla, un projet culturel majeur
AlUla occupe une place particulière dans les relations culturelles franco-saoudiennes.
La région associe sites archéologiques, paysages naturels et patrimoine historique. Elle est devenue un espace important pour la coopération dans la conservation, l’archéologie, les musées et le tourisme culturel.
Les projets développés à AlUla illustrent la volonté de l’Arabie saoudite de préserver son patrimoine tout en le rendant accessible à un public international. La France participe à cette dynamique à travers son expertise institutionnelle et scientifique.
Une coopération appelée à s’élargir
La coopération entre l’Arabie saoudite et la France s’étend désormais de la conservation des sites anciens à la création contemporaine.
Le patrimoine, les musées, le cinéma, la musique, les arts visuels et la formation constituent un réseau de partenariats de plus en plus structuré.
Pour Riyad, cette coopération accompagne la transformation culturelle portée par la Vision 2030. Pour Paris, elle ouvre de nouvelles possibilités d’échanges avec un secteur culturel saoudien en pleine expansion.
En associant projets institutionnels, formation et circulation des œuvres et des savoir-faire, les deux pays cherchent ainsi à construire une relation culturelle durable, fondée sur le partage des compétences et la création de projets communs.
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