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La Banque mondiale salue l’expérience saoudienne en intelligence artificielle

La Banque mondiale met en avant l’expérience de l’Arabie saoudite en matière de gouvernance des données et d’intelligence artificielle. Dans son rapport 2026 intitulé De l’écart à l’opportunité : intelligence artificielle, emploi et croissance. Le rapport présente l’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA) comme un modèle utile aux pays qui souhaitent développer leur propre cadre national.

Une stratégie coordonnée

La Banque mondiale a consacré une étude de cas à la SDAIA. Celle-ci examine son rôle dans la gestion des données nationales et l’adoption des technologies d’intelligence artificielle.

L’autorité s’appuie notamment sur le Bureau national de gestion des données, le Centre national d’intelligence artificielle et le Centre national d’information. Leurs missions couvrent la réglementation, le développement des technologies et la mise en place d’infrastructures. Cette coordination contribue à soutenir la transformation numérique du Royaume.

Une adoption en hausse

Selon le rapport, 28% des entreprises saoudiennes avaient adopté l’intelligence artificielle en 2024. Ce taux dépasse la moyenne de 20% relevée dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques en 2025.

Les niveaux les plus élevés d’adoption ont été observés dans les télécommunications, les technologies de l’information, la finance et l’assurance. Le rapport cite également une étude de la Société financière internationale, qui fait état d’une adoption de l’intelligence artificielle par toutes les entreprises étudiées dont le siège se trouve en Arabie saoudite.

Le document souligne aussi la progression du Royaume dans le développement de modèles d’intelligence artificielle, de capacités de calcul et d’investissements technologiques. Il le place parmi les premiers pays de la région à avoir développé des modèles avancés dans ce domaine, en s’appuyant notamment sur l’indice de l’intelligence artificielle de l’université Stanford.

Des données mieux organisées

La Banque mondiale met en avant le rôle de la Banque de données nationale. Elle facilite l’intégration et l’échange de données entre les organismes publics. Elle doit aussi contribuer à réduire les doublons et la fragmentation des informations.

Ces échanges peuvent fournir une base plus cohérente pour développer des applications d’intelligence artificielle. Une gestion rigoureuse des données est essentielle pour concevoir des outils fiables et adaptés aux besoins des utilisateurs.

Le rapport souligne également l’importance des règles de gouvernance et de protection des données. La SDAIA contribue à la mise en œuvre de la loi sur la protection des données personnelles et à l’élaboration de normes nationales.

Deux indicateurs complètent ce dispositif. L’Indice national de l’intelligence artificielle mesure la préparation des organismes publics à adopter ces technologies et suit leurs progrès. L’Indice national des données évalue leur respect des règles de gestion et de gouvernance des données.

Former les compétences

La formation constitue un autre volet important de la stratégie. Grâce à l’initiative SAMAI, plus de 1,2 million de personnes ont été formées aux compétences liées à l’intelligence artificielle. Ce résultat dépasse l’objectif initial et contribue à élargir l’accès aux connaissances numériques.

La Banque mondiale considère qu’une gouvernance efficace des données peut soutenir la transformation numérique et encourager l’innovation. Elle peut aussi favoriser le développement d’applications d’intelligence artificielle plus sûres et responsables.

En mettant en avant l’expérience de la SDAIA, le rapport souligne l’intérêt d’une approche coordonnée : des règles communes, des infrastructures adaptées et des compétences accessibles à un large public. La démarche saoudienne constitue ainsi une référence pour les pays qui cherchent à bâtir leur propre écosystème national de données et d’intelligence artificielle.

 

 

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