Haute Couture : Quand les Labubu Volent la Vedette
Dans l’univers effervescent de la Haute Couture, chaque saison apporte son lot de surprises, de débats et d’innovations. Entre accessoires insolites, retours inattendus et spectacles grandioses. La Fashion Week parisienne devient le théâtre où la mode se réinvente sans cesse. En divisant parfois autant qu’elle fascine. Voici les temps forts et les tendances qui ont marqué la deuxième journée. Là où les Labubu et la créativité extrême captent tous les regards.
Chanel : L’Audace du Dernier Show Avant l’Ère Blazy
Chanel a ouvert le bal avec un défilé très attendu, marquant la fin d’une époque avant l’arrivée de Matthieu Blazy. Sous la verrière du Grand Palais, la maison a recréé l’intimité de ses salons historiques, accueillant un front-row prestigieux composé de Keira Knightley, Kirsten Dunst, Penélope Cruz, Marion Cotillard, Sofia Coppola et Lorde. Fidèle à son ADN, Chanel a mis à l’honneur le noir et blanc, le tweed, et les robes-manteaux ornées de boutons bijoux. Mais la vraie surprise fut le retour du duo mini-robe et cuissardes, aperçu également lors du défilé prêt-à-porter printemps-été 2026.
Labubu : L’Accessoire Qui Divise la Fashion Week
Le phénomène Labubu, cette peluche espiègle accrochée au sac Birkin de Marc Jacobs, a envahi les réseaux sociaux. Si certains adoptent fièrement cette tendance, d’autres la rejettent catégoriquement, critiquant son esthétique singulière et son air farouche. Romy Mars, fille de Sofia Coppola, a même salué l’absence totale de Labubu lors du défilé Chanel, affirmant ne pas vouloir de cette créature dans l’enceinte du show. Un débat qui anime les abords des défilés et divise la sphère mode.
Le Détail Qui Fait Sensation : Les Gants Demi-Paume de Ronald van der Kemp
Après le retour des gants d’opéra et des mitaines, Ronald van der Kemp innove avec les gants demi-paume. En cuir, couvrant uniquement les doigts, ils apportent une touche d’originalité aux silhouettes, qu’elles soient de jour ou de soirée. Portés avec un pantalon noir à pinces, une chemise blanche et une cravate, ils s’imposent déjà comme le détail à surveiller pour l’hiver prochain.
Giorgio Armani : Le Maestro à Distance
Pour la première fois en vingt ans, Giorgio Armani n’a pas assisté à son défilé parisien, suivant les recommandations de ses médecins après une hospitalisation. Malgré la distance, le créateur de 91 ans a supervisé chaque étape du show, peaufinant les moindres détails par téléphone. Résultat : plus de 80 silhouettes grand soir, toutes empreintes de l’élégance noire qui fait la renommée de la maison. Armani prouve qu’il reste le roi incontesté de la mode italienne.
Stéphane Rolland : Un Ballet Couture Inspiré du « Boléro » de Ravel
Dans l’écrin Art Déco du Théâtre des Champs-Élysées, Stéphane Rolland a présenté une collection Haute Couture automne-hiver 2025-2026 époustouflante, fruit de dix-huit mois de travail et d’une collaboration avec la cheffe d’orchestre Zahia Ziouani. Les mannequins ont défilé au rythme du « Boléro », incarnant une véritable symphonie visuelle : robes tuxedos extravagantes, traînes spectaculaires, drapés sculpturaux et coiffes géométriques. Un spectacle total où la mode dialogue avec la musique.
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