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Ithra lance l’initiative du palmier tressé

Ithra lance l’initiative du palmier tressé pour réinventer un artisanat enraciné dans l’histoire du Royaume

Le Centre du Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra), une initiative d’Aramco Saudi Arabia, a annoncé le lancement de « l’Initiative du Palmier Tressé », un projet culturel qui met à l’honneur l’artisanat du tressage de palmes. Ce projet vise à réinventer cet artisanat ancestral en établissant des passerelles de communication et de savoir entre les artisans et les communautés locales de la région orientale du Royaume d’Arabie saoudite d’une part, et le public et les créateurs du monde entier d’autre part.

Une vision patrimoniale et contemporaine

L’initiative ambitionne de présenter le tressage des palmes comme un patrimoine vivant et une source d’innovation future. Elle relie des traditions séculaires, transmises de génération en génération, aux pratiques contemporaines encore profondément ancrées dans les oasis saoudiennes.

Déclaration d’Ithra

Selon Noura Al-Zamil, directrice des programmes à Ithra, « l’Initiative du Palmier Tressé » renforce les efforts du centre pour positionner les traditions artisanales sur la carte des pratiques contemporaines. Elle offre des opportunités de rencontre entre artistes, artisans et designers, afin de soutenir les métiers locaux, d’élargir leur rayonnement à l’échelle régionale et mondiale, et de promouvoir des approches durables et innovantes.

Le tressage de palmes, un métier ancestral

Le tressage de palmes — ou « khous » — est l’un des plus anciens métiers du Royaume. Il consiste à sécher les feuilles de palmiers puis à les tresser pour en faire des paniers, tapis et objets décoratifs. Au-delà de son aspect utilitaire, il incarne une mémoire culturelle faite de continuité et de créativité. L’initiative met particulièrement en valeur les artisans d’Al-Ahsa, la plus grande oasis de palmiers au monde, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Où cet artisanat fait toujours partie intégrante de la vie quotidienne et de la culture locale.

Programmes et résidences artistiques

L’initiative prévoit une série de programmes, dont une résidence artistique organisée entre Al-Ahsa et Ithra du 3 au 14 octobre. Des artistes venus d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de Corée du Sud, du Chili et de Bahreïn y collaboreront avec des tresseurs et tresseuses de la région afin d’échanger savoir-faire et d’explorer de nouvelles approches innovantes tout en préservant les méthodes traditionnelles.

Le 9 octobre, Ithra organisera une journée spéciale dédiée à l’initiative, avec le lancement de l’exposition « Al-Basqat » et la projection d’un documentaire intitulé « Sa’fa », retraçant les histoires et la vie des artisans du palmier tressé.

Une exposition immersive jusqu’en 2026

L’exposition « Al-Basqat », qui se poursuivra jusqu’en mars 2026, propose aux visiteurs un voyage immersif à la découverte de la culture du palmier dattier et de son héritage écologique. Elle met en lumière les oasis, les racines, les troncs et les dattes. Ainsi que l’influence du palmier sur l’architecture, la médecine, les rituels et l’artisanat, à travers des œuvres contemporaines d’artistes saoudiens et internationaux.

L’exposition présentera également l’œuvre lauréate du Prix Ithra pour les Arts, « Palmier en étreinte éternelle », au cœur du parcours. Des ateliers et des programmes publics viendront enrichir l’expérience. Offrant au public la possibilité d’explorer directement cet artisanat vivant et transmis de génération en génération.

Déploiement international de l’initiative

À l’avenir, l’initiative sera élargie avec de nouvelles commandes artistiques prévues en novembre 2025. En partenariat avec la Commission du patrimoine. Et par le biais de collaborations locales et internationales renforcées.

Elle sera également présentée lors de la participation d’Ithra à la conférence Mondiacult 2025 à Barcelone. Où une table ronde abordera le patrimoine culturel immatériel du point de vue des artisans et artistes. L’initiative sera ensuite mise en avant au congrès général de l’ICOM à Dubaï en novembre. Afin d’élargir la discussion autour des métiers artisanaux comme systèmes de savoir. Qui perpétuent la continuité des communautés et de l’héritage culturel.

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