« Dahoul Al-Samman » révéle que l’ Arabie Saoudite etait une oasis verte
Basée sur l’analyse de 22 formations spéléologiques connues localement sous le nom de « Dahoul Al-Samman », a révélé que le territoire du Royaume était une oasis verte il y a 8 millions d’années. L’Autorité du Patrimoine a annoncé que son étude scientifique sur les archives climatiques anciennes de l’Arabie Saoudite,
Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui au siège de l’Autorité à Riyad, le Dr. Ajab Al-Otaibi, Directeur général du secteur des Antiquités, a expliqué que cette étude a mis au jour les plus longues archives climatiques de la péninsule arabique, basées sur des dépôts cavernicoles, constituant ainsi l’une des plus vastes séquences climatiques au monde couvrant une période de 8 millions d’années.
Les résultats soulignent l’importance de l’Arabie en tant que zone de croisement biologique pour la migration des espèces entre l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Ces découvertes aident à mieux comprendre l’histoire de la biodiversité et les mouvements humains et animaux à travers les âges, tout en éclairant l’impact des changements climatiques sur ces migrations.
Une collaboration internationale publiée dans Nature pour « Dahoul Al-Samman »
En fait, L’Autorité du Patrimoine a publié un article dans la prestigieuse revue Nature, intitulé « Périodes humides récurrentes en Arabie au cours des 8 derniers millions d’années », fruit d’une collaboration entre plusieurs institutions locales et internationales dans le cadre du projet « Arabie Verte ». Ce projet vise à explorer l’histoire naturelle et environnementale de la région.
L’étude a mobilisé 30 chercheurs de 27 institutions, dont :
- L’Autorité du Patrimoine saoudien
- L’Autorité Géologique saoudienne
- L’Université King Saud
- L’Institut Max Planck (Allemagne)
- L’Université Griffith (Australie)
… ainsi que d’autres universités en Allemagne, Italie, Royaume-Uni et États-Unis.
« Dahoul Al-Samman » : Des preuves d’un climat humide grâce aux stalagmites et stalactites
L’analyse de 22 concrétions spéléologiques (stalagmites et stalactites), prélevées dans sept grottes situées au nord-est de Riyad près de Ramah. cela a permis de reconstituer un registre climatique précis. Ainsi, Ces formations, localement appelées « Dahoul Al-Samman ». Elles indiquent une succession de phases humides ayant transformé l’Arabie en un environnement fertile, contrairement à son aridité actuelle.
D une autre cote, Les chercheurs ont utilisé des méthodes isotopiques (analyse de l’oxygène et du carbone) pour retracer les variations des précipitations et de la végétation. Les techniques de datation Uranium-Thorium (U-Th) et Uranium-Plomb (U-Pb) ont permis d’identifier plusieurs périodes humides. La plus ancienne remonte au Miocène supérieur (il y a 8 millions d’années), puis au Pliocène et jusqu’au Pléistocène.
Un corridor migratoire pour les espèces
Ces phases humides ont joué un rôle clé dans les migrations animales et humaines entre l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Les découvertes confirment la présence passée d’espèces dépendantes de l’eau, comme :
- Crocodiles
- Chevaux primitifs
- Hippopotames
… preuve que la région abritait autrefois des rivières et lacs aujourd’hui disparus.
Vers de nouvelles explorations
Cette étude s’inscrit dans le cadre du projet « Arabie Verte », visant à documenter l’histoire naturelle et culturelle de la péninsule. L’Autorité du Patrimoine a réaffirmé son engagement en faveur de la recherche scientifique et de la coopération internationale. Tout en soulignant que les grottes saoudiennes recèlent encore de nombreux mystères à élucider.
Enfin, « Ces résultats ne sont qu’un début : l’Arabie cache encore bien des secrets sur son passé naturel ». a conclu le Dr. Al-Otaibi.
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