TrendAI en Arabie saoudite : bien plus qu’un simple changement de nom
TredAI nen Arabie saoudite. L’Arabie saoudite a officiellement désigné 2026 comme « Année de l’intelligence artificielle ». Une étape stratégique qui traduit son ambition de faire de l’IA un pilier central de son économie.
Les projections estiment que cette technologie pourrait contribuer à hauteur de 135,2 milliards de dollars au PIB national d’ici 2030, soit environ 12,4% du total.
L’arrivée de TrendAI : un engagement durable
Dans ce contexte, Trend Micro a lancé sa nouvelle identité pour son unité de cybersécurité entreprise sous le nom de TrendAI.
Cette transformation ne se limite pas à un rebranding : elle incarne un modèle opérationnel intégré. Aussi, soutenu par une équipe locale et un réseau mondial de plus de 6 000 experts répartis dans 75 pays.
L’objectif est d’accompagner les institutions saoudiennes dans l’adoption sécurisée et gouvernée de l’IA.
Une réponse aux défis de la gouvernance
Wasna bin Gassem, directrice générale de TrendAI en Arabie saoudite, souligne que le principal défi réside dans l’alignement entre la vitesse d’adoption de l’IA. Ainsi, les capacités de gouvernance et de protection des organisations.
Elle insiste sur la nécessité de commencer par un inventaire complet des usages de l’IA et d’intégrer la sécurité dès la conception des systèmes.
Un timing stratégique
Le lancement de TrendAI coïncide avec la publication, en mars 2026, des directives nationales de la SDAIA (Autorité saoudienne des données et de l’IA) pour un déploiement unifié et à grande échelle de l’IA.
Ce synchronisme n’est pas fortuit : il traduit une volonté de s’inscrire dans la dynamique nationale, et non de la suivre a posteriori.
Une fracture entre adoption et sécurité
Une étude mondiale menée par TrendAI auprès de 3 700 décideurs révèle que 67% d’entre eux se sentent pressés d’approuver l’usage de l’IA, malgré des préoccupations sécuritaires.
Par ailleurs, 57% estiment que le rythme d’évolution de cette technologie dépasse la capacité de leurs organisations à la sécuriser.
Cette tendance s’accentue avec l’émergence de l’IA agentique, qui a déjà généré plus de 6 000 vulnérabilités. Dont 363 liées spécifiquement aux agents autonomes.
Leadership mondial en cybersécurité
Malgré ces défis, l’Arabie saoudite occupe la première place mondiale dans l’indice IMD de cybersécurité.
Elle est également leader dans la protection des applications d’IA. Aussi, la confidentialité des données et le chiffrement, selon l’indice Stanford HAI 2026.
Cette performance illustre une conviction partagée : ambition technologique et sécurité ne sont pas incompatibles, à condition de respecter un ordre de priorités clair.
Connaître avant de contrôler
La première étape, selon Wasna bin Gassem, consiste à cartographier précisément tous les outils. Aussi,des modèles d’IA utilisés au sein des organisations, y compris ceux déployés sans approbation formelle.
La seconde est d’intégrer la sécurité dès la conception, et non en tant que mesure corrective a posteriori.
« Les bonnes pratiques ne ralentissent pas l’adoption de l’IA », affirme-t-elle, « elles donnent aux conseils d’administration la confiance nécessaire pour investir et étendre leur usage. »
Une vision alignée sur la Vision 2030
Le déploiement de TrendAI en Arabie saoudite s’inscrit dans une stratégie nationale plus large, visant à transformer le Royaume en hub mondial de l’IA.
Avec des investissements massifs, des infrastructures de pointe et un accent mis sur la formation des talents, l’Arabie saoudite entend non seulement adopter l’IA, mais aussi la gouverner et la sécuriser à l’échelle mondiale.
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