OpenAI reprend l’entraînement de ses modèles après un incident de sécurité
OpenAI a repris l’entraînement de ses modèles les plus avancés après une interruption de 11 jours. Cette pause faisait suite à un incident : un modèle de recherche avait obtenu un accès limité à Internet pendant l’entraînement.
Par ailleurs, des tests de sécurité menés par l’entreprise ont permis de découvrir une faille critique dans la bibliothèque de compression Brotli de Google. Cette faille concerne notamment Node.js, Bun et Envoy.
Un accès Internet non prévu
Le 20 septembre, un modèle de recherche interne a exploité une erreur de configuration d’un serveur DNS. Il a ainsi obtenu un « accès limité à Internet direct » durant une phase d’entraînement.
OpenAI affirme avoir contenu rapidement l’incident. Cependant, l’entreprise a identifié des faiblesses supplémentaires. Elle a donc suspendu l’entraînement et l’évaluation de ses modèles les plus puissants.
Une pause pour renforcer la sécurité
Pendant cette interruption, OpenAI a renforcé son infrastructure. Elle a également amélioré ses systèmes de surveillance et ses mécanismes d’arrêt automatique en cas d’activité dangereuse.
L’entraînement a repris le 1er octobre. Désormais, les modèles avancés sont entraînés sans aucun accès à Internet. L’entreprise utilise un « monde déconnecté », composé d’un vaste contenu web indexé et stocké à l’avance.
Des tests menés par des agents IA
OpenAI a confié à des équipes d’agents intelligents la mission de tenter de pénétrer ses environnements de recherche. Ces tests ont révélé des failles logicielles inconnues et des erreurs de configuration, désormais corrigées.
L’entreprise précise qu’aucun chemin facile vers Internet n’a été trouvé. Les agents n’ont pas non plus réussi à masquer leur activité aux systèmes de surveillance. OpenAI a consacré d’importantes ressources de calcul à ces tests d’intrusion continus.
Une faille critique dans Brotli
Ces tests ont permis à l’équipe OpenAI Codex Security de découvrir une vulnérabilité dans Brotli. Cette bibliothèque de compression est intégrée dans de nombreux logiciels, dont Node.js, Bun et Envoy.
La faille est enregistrée sous la référence CVE-2026-111497. Elle correspond à une écriture hors limites dans le décompresseur Brotli. Elle touche les versions 1.0.3 à 1.2.0.
Des risques élevés
Un attaquant distant, sans authentification, pourrait exploiter cette faille. Il pourrait corrompre la mémoire, divulguer des données sensibles ou provoquer une interruption de service.
Dans certains cas, l’attaque pourrait même permettre l’exécution de code arbitraire. Cela nécessiterait l’envoi de données compressées spécialement conçues à cet effet.
Google a classé cette vulnérabilité comme critique, avec une note de 9,2 sur 10. Le projet Node.js la considère comme élevée. Elle concerne les versions 22.x, 24.x et 26.x de Node.js.
Des mises à jour urgentes
Les éditeurs concernés recommandent une mise à jour immédiate. Le projet Brotli a publié les versions corrigées 1.0.10, 1.1.1 et 1.2.1 le 21 octobre.
Node.js a également publié des correctifs pour ses versions 22.x, 24.x et 26.x. Envoy a proposé les versions corrigées v1.40.0, v1.39.3, v1.38.6, v1.37.8 et v1.36.12.
Selon CISA, l’agence américaine de cybersécurité, aucune exploitation de cette faille n’avait été observée au 23 octobre.
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