Ralentir le vieillissement : ce qui aide vraiment, selon une nouvelle étude
Une alimentation saine, l’exercice régulier et certains médicaments pourraient ralentir les marqueurs épigénétiques du vieillissement. C’est ce que suggère une nouvelle étude publiée dans Nature Medicine.
Qu’est-ce que l’âge biologique ?
L’âge biologique reflète l’état physiologique du corps. Il ne se limite pas au nombre d’années vécues.
Les chercheurs utilisent des « horloges épigénétiques ». Elles mesurent les changements chimiques de l’ADN au fil du temps afin d’estimer l’âge biologique.
Une analyse de 51 études
Les chercheurs ont analysé les données de 51 études longitudinales. Ils ont examiné plus de 110 biomarqueurs liés à la méthylation de l’ADN.
L’objectif était d’évaluer l’effet de l’alimentation, de l’exercice, des médicaments et des compléments alimentaires sur le vieillissement biologique.
L’alimentation et le sport aident
Les résultats montrent qu’une alimentation saine peut réduire les marqueurs du vieillissement. Le régime méditerranéen, ainsi que les régimes pauvres en glucides ou en graisses, sont associés à cet effet.
La pratique régulière d’une activité physique contribue également à ces résultats. Les changements alimentaires et comportementaux montrent des réponses plus cohérentes sur les différents biomarqueurs.
Les médicaments montrent un effet plus fort
L’effet le plus important a été observé avec certains médicaments. Il s’agit notamment de la metformine, utilisée dans le diabète de type 2, et de la sémaglutide, un agoniste du récepteur GLP-1.
Les traitements anti-TNF, utilisés pour contrôler l’inflammation, ont également montré des effets notables. Ces médicaments ont été associés à une baisse des indicateurs d’âge dans les 16 horloges épigénétiques analysées.
Les compléments restent peu prouvés
Les chercheurs n’ont pas trouvé de preuves solides et cohérentes selon lesquelles les compléments alimentaires ralentissent le vieillissement.
Cela ne signifie pas qu’ils sont inutiles. Ils peuvent être importants en cas de carence nutritionnelle ou de besoins médicaux spécifiques.
Une mise en garde importante
Les chercheurs préviennent contre l’utilisation de la metformine, de la sémaglutide ou des traitements anti-inflammatoires chez les personnes en bonne santé. L’objectif ne doit pas être de ralentir le vieillissement sans avis médical.
Certaines études ont porté sur des personnes atteintes de maladies spécifiques. Les changements observés peuvent donc refléter une amélioration de la maladie ou de l’inflammation, et non un effet direct sur le vieillissement.
Des biomarqueurs prometteurs, mais non définitifs
Les changements de méthylation de l’ADN ne prouvent pas nécessairement que ces interventions prolongent la vie. Ils ne garantissent pas non plus le maintien des capacités physiques et cognitives.
Ces indicateurs permettent toutefois de suivre les changements biologiques en quelques mois ou années. Des études à long terme restent nécessaires pour confirmer leur impact réel sur la santé et la qualité de vie.
Les habitudes qui protègent la santé
Il n’existe pas encore d’intervention unique prouvée pour ralentir le vieillissement chez l’humain. Les mesures les mieux soutenues par les preuves restent les habitudes quotidiennes essentielles.
Elles comprennent l’arrêt du tabac, l’exercice régulier, une alimentation équilibrée et un sommeil suffisant. Le contrôle de la tension artérielle, du cholestérol et du diabète est également important.
Une approche globale recommandée
Les experts recommandent de combiner exercices cardiovasculaires et exercices de renforcement musculaire. Ils conseillent aussi un régime proche du modèle méditerranéen et le maintien d’un poids santé.
Il est également conseillé de limiter la consommation d’alcool et de respecter des horaires de sommeil réguliers. Le suivi des maladies chroniques reste essentiel pour protéger la santé métabolique, cardiaque et cérébrale à long terme.






