« Wirth » met les arts traditionnels saoudiens à l’honneur à la Biennale Homo Faber 2026
L’Institut royal des arts traditionnels « Wirth » participera à la quatrième édition de la Biennale Homo Faber 2026. organisée à Venise par la Fondation Michelangelo du 1er au 30 septembre. Cette présence saoudienne mettra en lumière la richesse des savoir-faire artisanaux du Royaume sur l’une des principales scènes internationales dédiées aux métiers d’art et à la création manuelle.
À travers des œuvres réalisées par des artisans saoudiens, la participation de jeunes étudiantes et une contribution aux débats internationaux sur l’excellence artisanale. Wirth entend renforcer la place des arts traditionnels saoudiens dans les échanges culturels et les marchés mondiaux du design.
Trois créations saoudiennes à Venise
La participation de l’Institut royal des arts traditionnels reposera sur la présentation de trois œuvres illustrant la diversité des pratiques artisanales saoudiennes. Aussi, leur capacité à s’inscrire dans une approche artistique contemporaine.
L’artisan saoudien Ahmed Al-Fawzan a été sélectionné pour représenter le Moyen-Orient dans l’œuvre centrale de la Biennale. Intitulée Twenty Silent Songs (« Vingt chants silencieux »). Il fait partie des vingt artisans choisis à l’échelle mondiale pour prendre part à cette création internationale. Cela réunit des talents issus de cultures et de traditions variées.
À cette occasion, Ahmed Al-Fawzan présentera l’art des portes najdies, une expression artisanale emblématique de la région du Najd. Par ses motifs, ses techniques de fabrication et son identité visuelle. Cet art traditionnel témoigne de la profondeur du patrimoine architectural et décoratif de l’Arabie saoudite.
Métal et céramique : la diversité des savoir-faire
D’autres artisanes saoudiennes participeront également à l’événement avec des créations inspirées des techniques traditionnelles. Tout en adoptant un langage artistique contemporain.
Ayat Dahi et Revan Abdulsabour présenteront une œuvre de métallurgie intitulée Orbit of Bloom. Cette création met en avant le travail du métal et la capacité des artisanes à transformer ce matériau en une expression artistique mêlant précision technique, créativité et dimension esthétique.
De son côté, Asma Al-Shammari exposera une œuvre de céramique baptisée Where Clay Remembers (« Là où l’argile se souvient »). À travers cette pièce, l’artiste souligne la force symbolique de l’argile, matière étroitement liée aux pratiques artisanales anciennes et à la mémoire culturelle des communautés.
Ces œuvres illustrent l’ambition de Wirth : préserver les arts traditionnels saoudiens tout en favorisant leur renouvellement. Aussi, leur diffusion et leur présence dans les espaces internationaux consacrés au design et aux métiers d’art.
Deux étudiantes dans le programme des jeunes ambassadeurs
La délégation saoudienne comprendra également deux étudiantes, Al-Maha Al-Omari et Hala Al-Ayoubi. Elles prendront part au programme des Jeunes ambassadeurs de la Biennale Homo Faber.
Les deux participantes suivront une résidence de formation de six semaines à Venise, aux côtés de 90 jeunes ambassadeurs venus de différents pays. Cette expérience leur permettra de découvrir des approches internationales dans les domaines de l’artisanat et des arts traditionnels. Mais aussi d’échanger avec des créateurs, des professionnels et des institutions spécialisées.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté de développer une nouvelle génération de talents saoudiens capables de préserver les savoir-faire locaux. Aussi, de les valoriser et de les inscrire dans des réseaux culturels internationaux.
Wirth contribue au débat sur l’excellence artisanale
L’Institut royal des arts traditionnels participera aussi au sommet d’ouverture de la Biennale. Abdulaziz Al-Sanousi, directeur du département Design et Production de Wirth, représentera l’institut lors d’une table ronde intitulée : « Les critères de l’excellence artisanale : vers l’élaboration d’une norme mondiale ».
Cette session est liée au lancement d’une version actualisée de l’étude The Master’s Touch, à laquelle l’équipe de Wirth a contribué. Le débat portera sur les critères permettant de définir l’excellence dans les métiers d’art à l’échelle internationale. Notamment la maîtrise technique, l’authenticité, la transmission des savoirs, l’innovation et la valeur culturelle des créations.
Par ailleurs, la participation de Wirth à cet échange traduit une évolution importante : les arts traditionnels saoudiens ne sont plus seulement présentés comme un patrimoine à faire connaître, mais deviennent également une composante active des discussions mondiales sur l’avenir de l’artisanat.
Un rayonnement culturel international
La présence de Wirth à Homo Faber 2026 reflète la reconnaissance croissante des artisans saoudiens et de leurs pratiques dans le paysage culturel international. Elle ouvre également de nouvelles perspectives de collaboration entre les créateurs saoudiens, les institutions culturelles et les marchés mondiaux du design.
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