Le Prince héritier saoudien : « La Palestine est éligible à une pleine adhésion aux Nations Unies »
Le Prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a déclaré que le sommet arabe-islamique extraordinaire, qui se tient à Riyad, se déroule dans un contexte où les agressions israéliennes contre les Palestiniens se poursuivent. Il a réaffirmé le rejet catégorique de l’Arabie saoudite des attaques israéliennes à Gaza, soulignant que la Palestine est pleinement qualifiée pour obtenir une adhésion pleine et entière aux Nations Unies.
Le Prince héritier a ajouté : « Nous avons réussi à convaincre davantage de pays de reconnaître l’État de Palestine. Nous avons également lancé la coalition internationale pour mettre en œuvre la solution à deux États et organisé la première réunion de cette coalition. » Il a appelé la communauté internationale à exiger d’Israël un cessez-le-feu immédiat et a réaffirmé son opposition à toute tentative de diminuer le rôle de l’Autorité palestinienne. Il a également mis en avant les efforts de l’Arabie saoudite pour rallier davantage de pays en faveur de la solution à deux États, insistant sur la nécessité de créer un État palestinien.
Le Prince héritier a par ailleurs dénoncé l’empêchement de l’UNRWA (Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens) d’accomplir sa mission, précisant que l’Arabie saoudite refuse toute entrave à l’action des agences humanitaires à Gaza. Il a exprimé la solidarité de l’Arabie saoudite envers les Palestiniens et les Libanais, déclarant : « Nous sommes aux côtés de nos frères en Palestine et au Liban. »
Concernant la situation au Liban, Mohammed ben Salmane a réaffirmé le rejet saoudien de toute violation de la souveraineté libanaise, dénonçant les opérations israéliennes au Liban et le menacement de sa sécurité.
Dimanche, un meeting préparatoire de la réunion du sommet arabe-islamique extraordinaire a eu lieu à Riyad. L’objectif était de s’accorder sur un projet de déclaration finale qui devrait condamner les violations israéliennes continues à Gaza et au Liban.
Les prévisions indiquent que des recommandations seront adoptées, formulant une position arabe et islamique unifiée face aux conséquences du durcissement des attaques israéliennes, en insistant sur l’importance de la solution à deux États, la création d’un État palestinien indépendant, et la nécessité de stabiliser le Liban tout en recherchant des solutions pour apaiser la situation à Beyrouth.
La guerre à Gaza a éclaté à la suite d’une attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023, tuant 1 206 personnes, principalement des civils, selon des chiffres officiels israéliens, dont ceux qui sont morts ou tués en captivité.
Lors de l’attaque, les combattants ont enlevé 251 personnes, dont 97 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 que l’armée israélienne affirme être décédées.
Depuis, Israël a répondu par des frappes aériennes dévastatrices et des opérations terrestres à Gaza, faisant au total 43 603 victimes, principalement des civils, selon les dernières statistiques du ministère de la Santé de Gaza, sous contrôle du Hamas.
La guerre s’est étendue au Liban, après que le Hezbollah ait ouvert un front contre Israël le 8 octobre 2023, en soutien au Hamas.
Depuis fin septembre, Israël a intensifié ses frappes aériennes et a lancé des opérations terrestres au Liban, environ un an après des échanges de tirs transfrontaliers avec le Hezbollah soutenu par l’Iran, dans le contexte du conflit à Gaza.
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