Journée mondiale de la dyslexie : comprendre et sensibiliser
Journée mondiale de la dyslexie : un pas vers la sensibilisation et l’inclusion sociale
La Journée mondiale de la dyslexie, célébrée le 18 octobre de chaque année, constitue une plateforme éducative et de sensibilisation à ce trouble qui affecte la capacité de lire, d’écrire et d’apprendre efficacement.
La dyslexie est liée à un dysfonctionnement des cellules magnocellulaires (Magnocells), responsables du transfert d’informations entre les yeux et le cerveau. Ces cellules sont moins organisées et de plus petite taille chez les personnes atteintes, entraînant une mauvaise transmission et une confusion du signal lu. Ce qui complique l’analyse par le cerveau.
Origine neurologique et gène responsable
L’étude de la dyslexie relève du domaine des neurosciences. Les chercheurs Lübke et Marburg, de la Société nationale de recherche génétique de l’Université de Bonn (Allemagne), ont découvert le gène responsable, appelé DCDC2.
Grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM), les recherches ont mis en évidence une anomalie dans l’activité cérébrale des personnes dyslexiques, particulièrement dans les zones gauche du cerveau, impliquées dans l’analyse du langage et des signaux visuels neuronaux.
Un trouble sans lien avec l’intelligence
Les études spécialisées indiquent que les personnes atteintes de dyslexie ont un quotient intellectuel normal ou supérieur à la moyenne et des capacités visuelles normales. Beaucoup d’enfants dyslexiques réussissent à l’école grâce à des cours de soutien, des programmes d’apprentissage spécialisés et un accompagnement émotionnel adapté.
Une évaluation et une intervention précoces permettent d’obtenir les meilleurs résultats. Cependant, ces enfants sont plus exposés au TDAH (trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité), et inversement, le TDAH peut aggraver les difficultés d’attention et de comportement, rendant la prise en charge plus complexe.
Comment la dyslexie se manifeste
Chez les personnes dyslexiques, les lettres semblent bouger, disparaître ou apparaître incomplètes, rendant la lecture difficile.
Ce phénomène résulte d’un déséquilibre électrique entre les deux hémisphères cérébraux.
De plus, elles peuvent présenter :
- Des problèmes d’équilibre corporel et des difficultés à pratiquer certains sports ;
- Une altération du sens du temps, ne distinguant pas clairement, par exemple, entre 5 et 15 minutes ;
- Des difficultés d’orientation spatiale, pouvant nécessiter des aides comme les applications GPS ;
- Des troubles du calcul et de la concentration, en raison d’une activité accrue de l’hémisphère droit (créatif) au détriment du gauche (logique).
Difficultés de langage et d’expression
Les personnes atteintes ont souvent du mal à trouver les mots justes, bien qu’elles les connaissent. En raison d’une utilisation partielle de l’hémisphère gauche du cerveau.
Elles peuvent présenter :
- Du bégaiement ou une difficulté à prononcer des mots complexes ;
- Des erreurs d’orthographe fréquentes, car elles perçoivent les mots comme des images plutôt que des symboles linguistiques ;
- Une tendance à utiliser des expressions ou surnoms à la place des mots précis, pour simplifier la communication.
Créativité et pensée différente
Les personnes dyslexiques possèdent souvent une imagination vive et une grande créativité. Elles ont tendance à rêver éveillées et à analyser les informations de manière originale. Grâce à la dominance de leur hémisphère droit.
Cette particularité leur permet de développer des connexions neuronales uniques. Favorisant des capacités analytiques et intuitives exceptionnelles, et une façon de penser non conventionnelle.
Sujet Connexes:



