Minutes de colère peuvent doubler le risque d’AVC
Une étude récente alerte sur les effets immédiats et dangereux de la colère sur le cœur et le cerveau, même chez les jeunes adultes en bonne santé. Selon le site Times Now, seulement huit minutes de colère peuvent réduire de moitié la capacité des artères à se dilater, un effet qui peut durer près de 40 minutes et augmenter le risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral pendant cette période.
Effet direct de la colère sur les artères
L’étude menée aux États-Unis a suivi près de 300 volontaires en bonne santé, en observant leur réaction lorsqu’ils se remémoraient des souvenirs en colère.En outre ,les résultats montrent que la colère entraîne un durcissement instantané des vaisseaux sanguins.Aussi, alors que des artères saines se dilatent pour faciliter la circulation sanguine, la colère provoque leur contraction, obligeant le cœur à pomper le sang sous une pression plus élevée.
Les chercheurs attribuent ce phénomène à la stimulation de la réponse « combat ou fuite », qui libère des hormones de stress comme l’adrénaline et le cortisol. En outre, ces hormones provoquent le rétrécissement des parois des vaisseaux et une élévation soudaine de la tension artérielle, imposant un stress supplémentaire au cœur et au système circulatoire.
Risque cumulé, même chez les jeunes
Le Dr Nimit C. Shah, cardiologue interventionnel, souligne que le danger réel provient de la répétition des épisodes de colère. Aussi, une seule crise de colère n’est pas durable, mais des colères fréquentes peuvent endommager progressivement les artères et favoriser l’accumulation de plaques, augmentant ainsi le risque de maladies cardiovasculaires. En outre, même les jeunes en bonne santé peuvent voir leurs chances de développer des problèmes cardiaques à long terme s’ils réagissent souvent avec colère dans leur quotidien.
Conseils pratiques pour limiter les effets de la colère
Pour réduire ces risques, les experts recommandent plusieurs stratégies simples :
La règle des 10 secondes : faire une pause avant de réagir, respirer profondément ou compter lentement pour calmer l’émotion. En outre, activité physique quotidienne : marche, sport ou exercice léger pour évacuer le stress et protéger le cœur.
Qualité du sommeil : dormir 8 à 9 heures par nuit pour soutenir le système nerveux et réduire la susceptibilité au stress. Suivi médical régulier : contrôler la tension artérielle et le cholestérol, surtout pour ceux exposés à des épisodes fréquents de colère ou à d’autres facteurs de risque cardiovasculaire.
En conclusion, gérer ses colères et adopter un mode de vie sain peut réduire de façon significative la pression exercée sur le cœur et le cerveau, limitant les risques d’accidents cardiovasculaires à court et à long terme.
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