Sciences et Technologie

La Chine place sept nouveaux satellites en orbite

La Chine a lancé avec succès sept satellites à bord d’une fusée porteuse Long March-6C depuis le centre spatial de Taiyuan, dans la province du Shanxi, au nord du pays.

Le lancement a eu lieu le 25 août 2026 à 11 h 21, heure de Pékin. Les sept satellites ont été placés sur leurs orbites prévues. En marquant la 665e mission de la famille des fusées Long March.

Un lancement depuis le centre de Taiyuan

La fusée a décollé du centre de lancement de satellites de Taiyuan, l’un des principaux sites chinois utilisés pour placer des engins en orbite.

La mission a été réalisée avec une fusée Long March-6C. Un lanceur à deux étages employant des ergols liquides — oxygène liquide et kérosène — et conçu notamment pour les missions vers l’orbite héliosynchrone.

Ce type d’orbite permet aux satellites d’observer une même zone terrestre dans des conditions d’éclairage comparables à chaque passage. Ce qui est particulièrement utile pour l’observation de la Terre et la cartographie.

Sept satellites aux missions variées

Les sept satellites transportés lors de cette mission sont :

  • Zhongke Satellite-14.

  • Zhongke Satellite-15.

  • Muduo-1A.

  • Muduo-1B.

  • Jing’an Dream Satellite.

  • Bayi-04.

  • Lingzhi-09 Thailand CubeSat.

La diversité des charges utiles montre que le lancement répond à plusieurs objectifs : observation de la Terre, traitement de données spatiales, expérimentation technologique et éducation scientifique.

Observation et traitement des données

Les satellites Zhongke-14 et Zhongke-15, également appelés AirSat-14 et AirSat-15, sont équipés de radars à synthèse d’ouverture, ou SAR.

Contrairement aux caméras optiques traditionnelles, un radar SAR peut produire des images de la surface terrestre de jour comme de nuit. Aussi, dans de nombreuses conditions météorologiques, notamment lorsqu’il y a une couverture nuageuse.

Ces deux satellites doivent aussi embarquer des capacités de calcul dans l’espace. L’objectif est de rapprocher le traitement des données du lieu où elles sont collectées, au lieu de transmettre systématiquement l’ensemble des informations vers le sol avant leur analyse.

Un satellite thaïlandais dans la mission

La mission comprend également Lingzhi-09 Thailand CubeSat, destiné à l’Agence thaïlandaise de développement des technologies géo-informatiques et spatiales, connue sous le sigle GISTDA.

Ce nano-satellite a été conçu et livré par l’entreprise chinoise GalaxySpace. Selon les informations publiées par l’entreprise. Il s’agit de la première livraison complète par une société spatiale commerciale chinoise d’un satellite construit, lancé et livré en orbite pour un client d’Asie du Sud-Est.

Cette coopération illustre le développement des partenariats spatiaux entre la Chine et les pays d’Asie du Sud-Est. Notamment dans les domaines de l’observation, des données géospatiales et de la formation scientifique.

L’éducation au cœur de la mission

Plusieurs satellites de la mission possèdent une dimension éducative.

Le satellite JAMX01, développé avec la participation d’enseignants et d’élèves de Shanghai en collaboration avec une filiale de l’Académie de technologie des vols spatiaux de Shanghai, vise à encourager l’apprentissage des sciences spatiales par des projets concrets.

Le satellite Bayi-04, également présenté comme un satellite chinois de vulgarisation scientifique pour la jeunesse, participe lui aussi à cette volonté de rapprocher les élèves et les étudiants des disciplines spatiales, de l’ingénierie et de la recherche scientifique.

La place de Long March-6C

La Long March-6C appartient à la grande famille des lanceurs chinois Long March.

Ce lancement est présenté comme le deuxième vol de ce modèle de fusée et la 28e mission de la série Long March-6. Il s’agit également de la 274e mission d’un lanceur développé par l’Académie de technologie des vols spatiaux de Shanghai.

La multiplication de ces missions permet à la Chine de déployer des satellites civils, commerciaux, scientifiques et éducatifs, tout en renforçant ses capacités de lancement.

Une capacité spatiale en expansion

Le lancement simultané de plusieurs satellites montre l’importance croissante des missions dites de partage de lancement, où plusieurs charges utiles envoyées lors d’un même vol.

Cette approche peut réduire les coûts de mise en orbite pour les petits satellites et permettre à des institutions universitaires. Aussi, à des entreprises ou à des partenaires étrangers d’accéder plus facilement à l’espace.

Avec cette nouvelle mission, la Chine poursuit le déploiement de ses capacités spatiales dans des domaines qui vont de l’observation de la Terre à l’informatique embarquée. En passant par la coopération internationale et l’éducation scientifique.

 

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