Culture & Art

Des briques de terre racontent la mémoire de l’Arabie saoudite à la Biennale de Venise

Le pavillon national saoudien participe à la 61e Biennale de Venise avec une œuvre de l’artiste Dana Awartani. L’installation est composée de plus de 29 000 briques de terre et réunit 32 artisans.

Le pavillon présente aussi de nouvelles performances. Elles mêlent poésie, narration et son pour évoquer la mémoire des lieux et les savoir-faire traditionnels.

Une œuvre inspirée du patrimoine

L’œuvre centrale s’intitule Puisse tes larmes ne jamais sécher, toi qui as pleuré sur les ruines. Elle explore la relation entre l’être humain et le patrimoine culturel.

Elle montre comment la mémoire et les connaissances passent d’une génération à l’autre. Les arts, les métiers traditionnels et les expériences humaines jouent un rôle essentiel dans cette transmission.

Des performances à Venise

Deux nouvelles performances présentées les 20 et 21 novembre à l’Arsenale de Venise. Elles ont été produites spécialement pour le pavillon saoudien.

La commissaire artistique Antonia Carver dirige le projet, avec l’aide de Hafsa Alkhudairy.

Les artistes et écrivains Mohammed Alfaraj et Nouf Alharthi participent aux performances. Ils sont accompagnés par l’artiste sonore Nadine Linge.

Poésie, parole et son

Mohammed Alfaraj explore la mémoire collective à travers la narration. Il s’intéresse aussi à la relation entre l’homme et son environnement.

Nouf Alharthi utilise la langue, l’expérimentation textuelle et l’écoute. Son travail exprime la mémoire et le lien avec le lieu.

Nadine Linge mélange les sons de la nature et des éléments électroniques. Elle crée une expérience sonore sur la relation entre l’être humain et son milieu.

29 221 briques artisanales

L’installation de Dana Awartani est au cœur de la participation saoudienne. Elle se compose de 29 221 briques de terre séchées au soleil.

Les briques réalisées avec 32 artisans résidant en Arabie saoudite. Le travail valorise ainsi les savoir-faire traditionnels.

L’œuvre s’inspire de motifs en mosaïque provenant de sites historiques importants. Elle relie les matériaux traditionnels à la mémoire architecturale et culturelle.

L’exposition reste ouverte dans le pavillon saoudien jusqu’au 22 novembre 2026.

Un programme en Arabie saoudite

Les activités ne se limitent pas à Venise. Le programme se poursuivra en Arabie saoudite en janvier 2027.

Il comprendra des discussions avec Dana Awartani, l’équipe curatoriale et des invités. Les échanges porteront sur la transmission des savoirs à travers les métiers traditionnels.

Les participants aborderont aussi le rôle de la poésie, de la narration et de la performance. Ils verront comment ces formes artistiques aident à préserver la mémoire culturelle et à la transmettre aux nouvelles générations.

Un livre sur l’œuvre

Un livre illustré sur la pratique artistique de Dana Awartani sortira en janvier 2027. Il sera publié par Kaph Books et dirigé par Antonia Carver.

La participation commanditée par la Commission des arts visuels, relevant du ministère de la Culture.

Il s’agit de la cinquième présence de l’Arabie saoudite à l’Exposition internationale d’art de la Biennale de Venise. Elle permet de présenter les expériences artistiques saoudiennes au public mondial.

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