La Grèce recense 157 cas de virus du Nil occidental
La Grèce a enregistré 157 cas d’infection par le virus du Nil occidental depuis le début de l’année 2026, dont 13 décès, selon le dernier rapport de l’Organisation nationale de santé publique grecque.
Les données couvrent la période allant du début de l’année au 19 août 2026. Au cours de la seule dernière semaine, 47 nouveaux cas ont été signalés. Les décès concernaient des patients ayant développé des complications neurologiques, avec un âge moyen de 82 ans.
Une forte hausse par rapport à 2025
La situation est en nette progression par rapport à la même période de 2025.
La Grèce avait alors recensé 47 cas et deux décès liés au virus du Nil occidental. Les chiffres de 2026 montrent donc une augmentation importante des infections et de la mortalité associée.
Les autorités sanitaires suivent particulièrement les cas qui présentent des symptômes affectant le système nerveux central, car ils peuvent évoluer vers des formes graves.
Une maladie transmise par les moustiques
Le virus du Nil occidental est principalement transmis à l’être humain par la piqûre d’un moustique infecté.
Les moustiques contractent généralement le virus après avoir piqué des oiseaux porteurs. Ils peuvent ensuite le transmettre à des personnes ou à certains animaux.
La maladie circule dans plusieurs régions du monde, notamment en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et en Asie occidentale.
La majorité des infections sont silencieuses
Environ 70 à 80% des personnes infectées ne développent aucun symptôme.
Chez les autres, l’infection peut provoquer de la fièvre, des maux de tête, une fatigue importante, des douleurs musculaires, des nausées ou des éruptions cutanées.
Dans de rares cas, le virus peut atteindre le système nerveux central et entraîner une encéphalite, une méningite ou une inflammation de la moelle épinière. Les personnes âgées et celles souffrant de certaines maladies chroniques présentent un risque plus élevé de complications graves.who
Il n’existe pas encore de traitement spécifique
Il n’existe actuellement ni vaccin autorisé pour l’être humain ni traitement antiviral spécifique contre le virus du Nil occidental.
La prise en charge repose principalement sur le traitement des symptômes et sur des soins de soutien à l’hôpital lorsque l’infection devient sévère.who
Les personnes qui présentent une forte fièvre, des troubles de la conscience, une faiblesse musculaire, une raideur de la nuque ou des difficultés à se déplacer doivent consulter rapidement un professionnel de santé.
Comment réduire le risque ?
En l’absence de vaccin, la prévention repose principalement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Les autorités sanitaires recommandent notamment de :
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Utiliser un répulsif adapté sur les zones découvertes.
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Porter des vêtements longs et couvrants.
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Installer des moustiquaires aux fenêtres et autour des lits.
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Éviter autant que possible les sorties à l’aube et au crépuscule.
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Éliminer l’eau stagnante autour des habitations.
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Couvrir les réservoirs et les récipients contenant de l’eau.
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Maintenir les portes et les fenêtres protégées par des moustiquaires.
L’Organisation mondiale de la Santé recommande également de renforcer la surveillance des moustiques et l’information du public dans les zones où la transmission augmente.who
Une surveillance renforcée en Grèce
Face à l’augmentation des cas, les autorités grecques poursuivent la surveillance épidémiologique et les mesures de lutte contre les moustiques.
Les données recueillies par l’Organisation nationale de santé publique permettent d’identifier les zones touchées, de suivre l’évolution de la transmission et d’adapter les actions de prévention.
La progression enregistrée en 2026 rappelle l’importance de la vigilance pendant la saison chaude, période durant laquelle l’activité des moustiques et le risque de transmission peuvent augmenter.
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